Excellence
Monsieur le Président en exercice de l’Union Africaine,
Excellences Messieurs les Chefs d’Etat,
Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Présidents et Directeurs Généraux d’Institutions
internationales,
Mesdames, Messieurs les chefs de délégations,
Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,
C’est à la fois un honneur et un privilège pour le Burkina Faso
d’accueillir le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de
l’Union Africaine sur l’Emploi et la Lutte contre la Pauvreté en Afrique.
Je voudrais rendre un hommage particulier aux Chefs d‘Etat et de Gouvernement,
aux Présidents et Directeurs Généraux d’institutions et à toutes les éminentes
personnalités qui, en ce jour, témoignent leur attachement à l’Afrique, en
partageant avec les populations africaines la vision selon laquelle la promotion
de l’emploi décent et productif est un déterminant majeur de la lutte contre
la pauvreté sur le continent.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Le choix des moyens pour éradiquer la pauvreté en Afrique demeure une question
capitale, tant les interrogations sont multiples.
Comment sortir de la pauvreté sans création d’emplois dans nos sociétés
africaines ?
Quelle stabilité macroéconomique peut–on garantir dans un pays où les
revenus sont rares et le chômage à l’état endémique ?
Peut-on ignorer l’importance du revenu tiré de l’activité et de l’emploi
dans la réalisation du bien être social ?
En convoquant ce Sommet Extraordinaire, les Chefs d’Etats et de Gouvernement
prennent un engagement politique fort qui est de traduire en projets et
programmes réalistes, les opportunités de création d’emplois décents au
profit des populations africaines.
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,
Des millions d’Africains, particulièrement la vaillante jeunesse africaine,
attendent de notre rencontre la fin d’interrogations sur des préoccupations
essentielles.
A cet effet, l’adoption par notre conférence d’un plan d’action dont
l’objectif fondamental sera d’arrêter et d’inverser la tendance à
l’accentuation de la pauvreté et du chômage doit constituer une réponse
complète à notre réflexion collective.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
La paix et la stabilité de nos Etats se construiront et se consolideront en
relation avec les conquêtes réalisées sur le terrain de l’emploi.
En permettant à la femme et à l’homme africains de vivre dignement, de
satisfaire leurs besoins essentiels, de s’épanouir pleinement dans la société,
l’emploi décent assure la quiétude dans les familles. Par le biais de la création
d’emplois productifs, il deviendra possible d’atténuer les conflits en
Afrique et de garantir ainsi l’une des conditions indispensables au développement
du continent.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Un système de gouvernance mondiale plus participatif et une mondialisation plus
solidaire peuvent favoriser les conditions d’un développement durable en
Afrique. Un plus grand accès au marché du Nord pour les produits africains et
la suppression des subventions aux exportations agricoles constitueraient des
facteurs stimulant la création d’emplois en Afrique.
Je voudrais, à ce propos, saluer l’analyse combien appréciable de la
Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation.
Le rapport de cette commission co-présidée par Son Excellence Madame Tarja
Halonen, Présidente de la République de Finlande et par Son Excellence
Monsieur Benjamin Mkapa, Président de la République-Unie de Tanzanie, souligne
avec pertinence l’accroissement significatif du chômage dans certaines régions
malgré une augmentation substantielle des richesses mondiales produites.
J’appuie leur proposition économiquement et socialement justifiée et
souhaitable de faire du plein emploi et du travail décent, un objectif mondial.
J’apprécie hautement la contribution des organisations du système des
Nations-Unies qui ont, sur l’initiative du BIT, produit et soumis à
l’attention de la conférence un document de réflexion très pertinent
soulignant que l’emploi décent et productif est un instrument essentiel de réduction
de la pauvreté.
Excellences Messieurs les Présidents et chers frères,
Mesdames et Messieurs,
L’emploi est un facteur prépondérant de l’action humaine qui n’a de sens
que si elle est porteuse de projets, de sciences innovatrices, d’imagination
créatrice de progrès et de bien être collectif.
Les voies du succès, de la renaissance africaine se trouvent en Afrique, dans
notre capital humain et nulle part ailleurs.
Il nous revient au cours de ce sommet de dégager des propositions audacieuses
en valorisant nos succès, en élargissant nos perspectives en matière de création
d’emplois décents et en précisant nos stratégies afin que nos partenaires
puissent mieux nous accompagner dans nos choix.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Les objectifs de création d’emplois en Afrique poursuivis par notre conférence
seront atteints si toutes les parties concernées sont impliquées dans l’élaboration
et dans la mise en œuvre de politiques économiques et sociales intégrant des
stratégies de formation scientifique, de réduction de la pauvreté, de sécurité
alimentaire et de lutte vigoureuse contre les maladies particulièrement le
Sida.
La brillante et riche contribution des participants au Forum des partenaires
sociaux, témoigne du dynamisme de ce groupe d’acteurs en tant que forces du développement
de nos économies.
J’encourage les employeurs, les travailleurs et les membres de la société
civile, à pérenniser ce cadre de concertation qui consolide le dialogue
social.
Excellences Messieurs les Chefs d’Etat,
Mesdames et Messieurs,
En vous renouvelant mes souhaits de bienvenue en terre africaine du Burkina Faso,
il me plaît de remercier toutes les personnalités et l’ensemble des
Organisations du Système des Nations Unies qui ont inlassablement œuvré au
succès de cette conférence.
J’en appelle à la mobilisation des décideurs politiques et des opérateurs
économiques africains ainsi qu’à la solidarité des partenaires au développement
de l’Afrique pour des engagements communs plus forts et des responsabilités
plus partagées dans la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Je forme le vœu que ce sommet soit celui de l’imagination féconde pour
reformuler les politiques économiques et sociales en Afrique.
Plein succès à nos travaux !
Je vous remercie.